J'ai lancé l'opération #CDVD

September 6, 2016

Avant d’entrer dans le vif du sujet, il me faut faire juste une mise au point (sur les plus belles images de ma vie).

 

L’opération susmentionnée (j’ai décidé d’élever le niveau de mes articles avec des mots intelligents), la voici.

Pour ceux qui auraient déserté Facebook, Instagram ou qui auraient mieux à faire que de suivre mes formidables aventures virtuelles en restant prostrés, dos courbé et yeux écarquillés devant leur écran d’ordinateur en désespérant de n’avoir pas de nouvelles péripéties spectaculaires à lire ou à dévorer du regard parce que MON-SIEUR Ask’Em aurait lui aussi mieux à faire que de relater ses formidables aventures virtuelles en restant prostré, dos courbé et yeux écarquillés devant son écran d’ordinateur -qui n’est d’ailleurs pas le sien et qui lui vaut de se battre avec une touche MAJ qui se rebelle plus que la troisième des Super Nanas- en désespérant de n’avoir pas de nouvelles péripéties spectaculaires à écrire ou à délivrer en images…

 

Tiens, j’ai entendu : « c’est quoi cette longue phrase inutile ? ».

Je réponds que c’est la mienne.

Mon article, mes règles.

 

Pour ceux-là, ceux qui auraient mieux à faire [que de suivre gnagnagna jusqu’à dévorer du regard], je me dois d’expliquer l’idée qui se trouve derrière le hashtag et le sigle #CDVD.

 

Ouf, on y arrive enfin.

 

Commençons par le commencement : l’opération CDVD signifie « opération carte de visite dédicacée ».
Cette idée est née suite à la création de cartes de visite réalisées avec brio par Leslie Cavarroc. Elles se différenciaient des autres par leur aspect et parce qu'il est possible de les lire dans deux sens. C'est ce qui m'a plu en les découvrant.

Tout à coup, on ne se retrouvait plus seulement avec un objet pratique, mais avec une proposition artistique peu commune qui rendait ludique le fait d'avoir une carte de visite au creux des mains.

Nous avions à coeur de créer une carte qui plairait et qui, peut-être, amènerait les gens à se dire : "oh, elle est belle, j'aimerais bien en avoir une, moi aussi"

La chance nous a souri puisque la suite des événements nous a prouvé que chaque correction, ajustement et agencement mis en place dans le but de réussir à rendre une atmosphère qu collerait parfaitement à celle du futur album n'était pas vain, loin de là.

 

Une fois ces cartes de visite finalisées et imprimées, l’objectif était de les distribuer aux personnes susceptibles de s’intéresser à la sortie de « Farewell » pour qu’ils sachent de quoi il retournait et qu’ils aillent suivre mes formidables aventures virtuelles en restant prostr… OK, vous avez compris.

Mais ce n’était pas suffisant, selon moi. Lorsque je regardais toutes ces cartes de visite à écouler, je me suis dit qu’il fallait en faire quelque chose d’autre et ne pas se contenter de les donner à une ou deux personnes de temps en temps. Ca aurait pu suffire, mais je voulais lancer une dynamique, ne pas être dans l’expectative. Je voulais que, d’une certaine façon, les gens aient envie d’avoir une de ces cartes de visite et c’est alors que, pris d’une épiphanie subite, j’ai pensé : « et si je les dédicaçais ? ».

 

Je voulais apporter un peu de chaleur au fait de simplement délivrer une carte de visite parce que, qu’on soit clair, c’est pas vraiment ce qu’il y a de plus glamour à faire. Lorsqu’on donne une carte de visite, en général, on la tend comme on tendrait un billet au moment de s’acheter sa baguette matinale et on espère que le receveur trouvera normal d’y prêter attention tel un boulanger qui serait attentif à la monnaie à rendre.

(C’est pas l’analogie dont je suis le plus fier mais on va dire que vous avez plus ou moins compris ma réflexion).

 

Après tout, pourquoi notre interlocuteur s’intéresserait au produit proposé sur cette carte de visite ? En quoi elle diffère des milliards d’autres qui existent ? Parce qu’elle lui a été tendue avec le sourire ? Parce qu’on a l’air franchement sympathique ? Parce qu’on a fait un speech intraitable ou, au contraire, parce qu’on a instauré suffisamment de mystère pour qu’il se rue sur cette dernière ? Quoi qu’on en dise, toutes les cartes de visite répondent aux mêmes exigences, possèdent grossièrement les mêmes atouts et partagent un dessein commun, le tout, pour vendre son produit.

 

Mais ce n’est ce que je voulais. Du moins, pas uniquement.

Je voulais dépasser tout ça et ajouter de l’humain dans cette démarche.

C’est ce que j’ai fait dès les premières heures de la création de l’album « Farewell » et c’est ce que je cherche à poursuivre envers et contre tout.

« Amener de l’humain », c’est s’entourer de proches pour avancer, ne pas inclure de nouvelles personnes pour son CV ou par intérêt.

 

Humaniser un projet,

c’est savoir être spontané dans ses actions

au risque de ne pas viser juste.

C’est pouvoir se dire qu’on saura lire entre les lignes

et saisir l’essence même d’une proposition,

aussi fragile soit-elle,

et embrasser les failles qu’il nous est donné d’entrapercevoir

à travers une écoute, par exemple.

 

Dans mon cas, il s’agissait de créer un album vrai et faire en sorte que tout ce qui se trouve dans son spectre (des acteurs à la musique en passant par les moyens à utiliser) le soit également. Rien de plus.

Il me fallait donc humaniser ces cartes de visite et pour ça, j’ai décidé de les dédicacer personnellement. Toutes. Une par une. Avant de les envoyer.

Pour tout vous dire, j’ai commencé par mes voisins.

17 personnes, inconnues pour la plupart à qui j’ai laissé une de ces fameuses CDVD dans leur boîte aux lettres. Je n’sais pas c’qu’elles sont devenues ni s’ils savaient que j’en étais l’auteur (en espérant qu’ils aient été suffisamment curieux pour visiter mon site et qu’ils lisent cet article en souriant) mais c’était en quelque sorte le premier palier à passer pour donner vie à ce projet.

 

Elles allaient toutes être envoyées à ceux qui le souhaitaient

et ils recevraient non plus une simple carte de visite,

mais une pensée de papier rigide, stylisée,

sur laquelle figureraient des anecdotes,

des remerciements, des souvenirs,

des clins d’œil et que sais-je encore.

En réalité, ces cartes de visite dédicacées ont une triple fonction. Je m’en rends compte en vous écrivant cet article.

Sur la face avant, il y a la fonction pratique et propre à la carte de visite : se présenter.

Toujours sur cette même face, il y a une dédicace personnalisée.

Enfin, à l’arrière, ce qui n’était qu’une carte de visite/dédicace, prend des allures de courte lettre manuscrite adressée à un destinataire bien particulier.

 

Et c’est peut-être ce que je préfère faire. Non, pas peut-être, c’est certain.

Ce petit espace vierge m’a permis de faire des déclarations, de remercier, d’évoquer des souvenirs oubliés, de remercier encore, de converser avec des personnes perdues de vue et de remercier, toujours.

 

Alors merci à tous ceux qui ont pris la peine de m’envoyer leur adresse par SMS ou via les réseaux sociaux, merci à tous ceux à qui j’ai pu remettre cette CDVD (j’ai déjà mentionné que je me battais avec la touche MAJ de ce clavier ?) en main propre, merci à ceux qui (se sont) ont pris en photo (devant) leur mini colis.

Et à tous ceux qui se réveilleront un peu plus tard ou qui liront cet article en se disant qu’ils ont loupé le coche, je serai ravi de vous en délivrer une. Peut-être que je vais être sponsorisé par La Poste à force d’acharnement. Mon dévouement finira par payer, je le sens.

 

Chacune de mes CDVD a fait un bout de chemin grâce à vous, vous savez.

 

De Paris et sa banlieue,

on s’est exporté jusqu’à atteindre la Bretagne,

Marseille, la Belgique,

l’Argentine, le Qatar,

MA REUNION

et les Etats-Unis.

Mais il reste encore plein d’endroits à visiter et je compte bien accumuler des miles pour faire perdurer ce projet qui sera sans doute transposé sur mon album lorsqu’il sera disponible. Alors continuez donc à m’envoyer vos adresses, je leur ferai honneur.

Et si une tendinite montre le bout de son nez au point que ce soit un coup dur pour mon poignet, ne lui en déplaise, je délaisserai mon associée de toujours, ma fidèle main gauche que je considère comme mon bras droit, et je me ferai ambidextre pour vous répondre du bout des doigts après avoir payé mes timbres rubis sur l’ongle. #champlexicalanatomiquepourvousservir.

 

Fin de cet article, je m’en vais regarder le nouveau clip de Sia, "The Greatest" puis écouter du Bibi Bourelly.

Comment ? Qu’entends-je ? Qu’ai-je ouï ?

Vous n’connaissez pas ? C’est pourtant vachement bien !

 

Ah, dernière chose avant que j’oublie : la pochette d’album de mon « Farewell » est prête ! BIM, teaser du prochain article ! Ciao tutti.

 

 

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